Le principe : un bloc chauffant et des bols en verre
Un air fryer classique, c'est un corps qui contient la résistance et le ventilateur, et un tiroir qui coulisse dessous. Le CRISPi sépare les deux. D'un côté, un bloc qui chauffe et souffle l'air chaud. De l'autre, des bols en verre. Tu remplis le bol, tu poses le bloc dessus, tu lances la cuisson.
Ce changement a trois conséquences. Les aliments cuisent dans du verre, sans revêtement antiadhésif sur les parois du bol. Le bol passe directement sur la table pour servir. Et une fois refroidi, il reçoit son couvercle et file au frigo. Plus de transvasement d'un panier vers un plat puis vers une boîte.
Ninja le présente comme un air fryer 4-en-1 au design compact. La référence FN101 couvre plusieurs coloris : la fiche marchande cite un gris et un vert, et un coloris Stone et or vendu en exclusivité sur Amazon. La version FN101EUSTGD testée ici correspond à ce dernier. Les FN103 et FN202 sont ce même appareil vendu en pack : le FN103 ajoute un 3e plat en verre de 2,3 L, le FN202 arrive en blanc avec un sac de transport. Je les présente sur cette fiche. Le CRISPi PRO, plus grand, a sa propre page de test (/test-produit/ninja-crispi-pro/).
Les 2 bols, le bloc et les plaques
La boîte contient le bloc moteur de 1700 W, 2 récipients en verre (un de 3,8 L, un de 1,4 L), 2 plaques antiadhésives qui se posent au fond des bols, et 2 couvercles de conservation. Rien d'autre, et rien ne manque pour démarrer.
Les deux bols n'ont pas le même rôle. Le grand, de 3,8 L, sert au repas principal pour 2 ou 3. Le petit, de 1,4 L, sert à une portion individuelle, à un accompagnement, à réchauffer un reste. Le bloc se pose sur l'un ou sur l'autre.
Les plaques antiadhésives tiennent la nourriture au-dessus du fond du bol : l'air circule par-dessous, le gras descend. Elles ont un revêtement, contrairement aux parois en verre. C'est à garder en tête si tu choisis le CRISPi pour éviter les revêtements : la surface en verre en est exempte, la plaque du fond non.
Un bloc chauffant posé sur un bol
Ninja donne sur sa fiche officielle 34,5 cm de haut, 24,8 cm de large et 30,4 cm de profondeur, pour 4,9 kg. C'est étroit pour un appareil qui cuit 3,8 L, bien plus étroit que la plupart des air fryers à tiroir de capacité comparable.
L'autre avantage, c'est le rangement. Le bloc moteur se sépare des bols, et chaque élément se range à part : le bloc dans un placard, les bols avec la vaisselle. Le plan de travail redevient libre après le repas. Ninja met en avant ce point, et c'est vrai que l'appareil ne s'impose pas comme un objet qu'on laisse sorti en permanence.
La marque le présente aussi comme léger et facile à transporter, pour le bureau ou un week-end. C'est un argument que je nuance : le bloc se porte facilement, mais un bol en verre plein n'est pas léger, et il faut le protéger dans un sac. Pour un studio, un bureau avec coin repas ou une location de vacances, ça reste plus pratique qu'un air fryer à tiroir.
Côté look, le verre et les coloris pastel ou Stone et or tranchent avec le plastique noir habituel. Le CRISPi a de l'allure sur une table, et c'est voulu : le bol sert de plat de service.
3,8 L en verre : combien de convives ?
Ninja annonce de 1 à 4 personnes, et un poulet entier de 1,6 kg avec ses légumes dans le grand bol. Je trouve l'annonce juste pour un plat mijoté ou rôti en une pièce. Pour les frites, 3,8 L dans un bol rond offrent moins de surface à plat qu'un tiroir rectangulaire de même volume, et les bâtonnets croustillent d'autant mieux qu'ils sont étalés.
Dans les faits, le CRISPi est à l'aise à 2 ou 3. À 4, il passe pour un poulet rôti ou un plat unique, mais les frites pour 4 demanderont 2 fournées. Chez nous, à 5, il ne pourrait pas être l'air fryer principal. Il ferait un très bon second appareil pour les repas de midi ou les goûters.
Le petit bol de 1,4 L change l'usage au quotidien. Pour un adulte seul le midi, pour la portion de nuggets d'un enfant ou pour réchauffer une part de quiche, il évite de chauffer un grand volume pour rien.
Mon test du Ninja CRISPi FN101 : la cuisson
Le CRISPi propose 4 modes : friture à l'air, rôtissage, recrisp pour redonner du croustillant aux restes, et maintien au chaud. La température monte à 200 °C. C'est moins de modes que sur un air fryer Ninja classique, mais l'essentiel est là.
La friture à l'air couvre les frites, les surgelés, les ailes de poulet, les légumes. Le verre permet de suivre la coloration sans soulever le bloc, et c'est un vrai confort : on arrête quand c'est doré. Pour des frites, secoue le bol à mi-cuisson avec des maniques, le verre est chaud.
Le rôtissage est le mode qui exploite le mieux la forme du bol. Un poulet entier, des cuisses avec des pommes de terre et des oignons, un rôti de porc avec ses carottes : tout cuit dans le même récipient, et les jus restent au fond, dans le verre, pour arroser la viande.
Le mode recrisp est taillé pour les restes. Une pizza de la veille, des frites froides, des nems, des beignets de légumes : ils redeviennent croustillants, quand le micro-ondes les aurait ramollis. Avec un plat sorti du frigo dans son propre bol, il n'y a même pas de transvasement.
Si les horaires de chacun ne collent pas, le maintien au chaud garde l'assiette à bonne température. Pratique les soirs d'activités décalées.
Le verre au quotidien : voir, servir, conserver
C'est là que le CRISPi se distingue vraiment. Le même bol passe de la cuisson au service, puis au frigo avec son couvercle. Pour quelqu'un qui prépare ses déjeuners de la semaine le dimanche, c'est un gain réel : moins de boîtes, moins de vaisselle, des portions déjà prêtes à réchauffer.
Le verre ne garde ni les odeurs ni les colorations. Un curry ou une sauce tomate ne laisse pas de trace orangée, comme sur une boîte en plastique. Le poisson du lundi ne parfume pas le gratin du mardi.
Le verre a aussi ses contraintes, et je préfère te les dire. Il est lourd une fois rempli, et il reste chaud longtemps après la cuisson. Il faut des maniques pour le manipuler, et un dessous-de-plat pour le poser. Et comme tout verre, il n'aime pas les chocs thermiques : pas de bol brûlant sous l'eau froide, pas de bol glacé sorti du frigo directement sous un bloc à 200 °C sans laisser quelques minutes à température ambiante.
Sans revêtement dans le bol : ce que ça change
Chez presque tous les concurrents, on cuit dans un panier en métal enduit d'antiadhésif. Beaucoup d'acheteurs cherchent aujourd'hui à éviter les revêtements fluorés, de la famille des PFAS. Avec le CRISPi, les parois du bol sont en verre, une surface non poreuse qui ne s'écaille pas et ne se raye pas comme un revêtement.
C'est pour cette raison que le CRISPi figure dans mon guide du meilleur air fryer comme le choix sans revêtement. Une précision honnête : les plaques posées au fond du bol, elles, sont antiadhésives selon la fiche. Si tu veux réduire au maximum le contact avec un revêtement, cuis directement dans le verre pour les plats en sauce, les gratins et les rôtis, et garde la plaque pour les frites et les aliments qui doivent être surélevés.
Laver les bols en verre du CRISPi
Les récipients en verre CleanCrisp passent au lave-vaisselle, et c'est le meilleur argument du CRISPi au quotidien. Le verre ne retient pas la graisse comme un panier perforé. Un trempage, un passage en machine, c'est fini.
Le bloc moteur, lui, ne se lave pas à l'eau. Un coup d'éponge à peine humide sur l'extérieur, une fois refroidi et débranché, suffit. Les plaques antiadhésives se lavent comme n'importe quel accessoire à revêtement : éponge souple, pas de grattoir.
Comparé à un tiroir d'air fryer classique, avec ses recoins et sa grille à démonter, le nettoyage est plus simple. Les bols sont lisses, ronds, sans angle où la graisse s'accumule.
Bruit, facture et prix du CRISPi FN101
Le bloc souffle comme tout air fryer, avec le bruit d'un ventilateur. 1700 W, c'est la puissance d'un air fryer moyen, pour un volume de 3,8 L au maximum : la montée en température est rapide, et le bol en verre garde sa chaleur une fois chaud.
Pour un plat pour 2, le CRISPi consomme bien moins qu'un four qu'on ferait chauffer pour un petit volume. Le petit bol de 1,4 L permet même de chauffer encore moins d'espace pour une portion.
Son tarif le range au milieu de gamme, nettement au-dessus d'un air fryer de 4 L classique. On ne paie pas la capacité, on paie le système : le verre, les deux bols, les couvercles, la conception qui supprime boîtes et plats. Si tu ne fais pas de batch cooking et que le revêtement ne te gêne pas, un air fryer à tiroir de même taille fera le travail pour moins cher. Si ces deux points comptent pour toi, le CRISPi n'a pas vraiment d'équivalent au même niveau de finition.
Ninja CRISPi FN101 face aux autres air fryers
Le Meelryd Air fryer en verre 4 L (/test-produit/meelryd-air-fryer-en-verre-4-l/) reprend l'idée du récipient en verre dans un air fryer plus classique, à un prix bien inférieur. Il n'a ni le petit bol, ni les couvercles, ni le bloc amovible, et la marque est inconnue. Pour tester le verre sans trop dépenser, c'est une piste. Pour un appareil complet et suivi, le CRISPi.
Le Ninja Air Fryer PRO AF140 (/test-produit/ninja-air-fryer-pro-af140/) est l'air fryer à tiroir de la même marque à volume proche : 4,7 L, un tiroir et un panier antiadhésifs, 2000 W, 4 fonctions. Il fait plus de frites en une fournée grâce à son panier plus grand et plus plat. Prends-le pour enchaîner frites et surgelés, si l'antiadhésif ne te dérange pas.
Le Ninja Double Stack (/test-produit/ninja-double-stack/) répond à un autre besoin : 2 tiroirs de 3,8 L empilés, 6 fonctions, Sync et Match, pour une famille qui veut cuire deux plats à la fois. Si tu es 4 ou plus, il est plus adapté que le CRISPi.
Le Philips Série 2000 6,2 L (/test-produit/philips-serie-2000/) reste le choix simple à 2 ou 3, avec un grand panier unique, 13 modes et un écran tactile, sans verre.